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domingo, 22 de fevereiro de 2009

les vieux



1
Les vieux ne parlent plus ou alors seulement parfois du bout des yeux,
Mme riches ils sont pauvres, ils n'ont plus d'illusions, et n'ont qu'un
coeur pour deux.
Chez eux a sent le thym, le propre, la lavande, et le verbe d'antan,
Que l'on vive Paris, on vit tous en province quand on vit trop longtemps.
Est-ce d'avoir trop ri que leur voix se lzarde quand ils parlent d'hier ?
Et d'avoir trop pleurer que des larmes encore leur perlent les paupires ?
Et s'ils tremblent un peu est-ce de voir vieillir la pendule d'argent
Qui ronronne au salon, qui dit oui, qui dit non, qui dit : "Je vous attends".

2
Les vieux ne rêvent plus, leurs livres s'ensommeillent, leurs pianos sont
fermés,
Le petit chat est mort. Le muscat du dimanche ne les fait plus chanter,
Les vieux ne bougent plus, leurs gestes ont trop de rides, leur monde est
trop petit,
Du lit la fentre, puis du lit au fauteuil, et puis du lit au lit,
Et s'ils sortent encore bras dessus, bras dessous, tout habills de raide,
C'est pour suivre au soleil l'enterrement d'un plus vieux, l'enterrement
d'une plus laide,
Et le temps d'un sanglot oublier toute une heure la pendule d'argent
Qui ronronne au salon, qui dit oui, qui dit non, et puis qui les attend.

3
Les vieux ne meurent pas, ils s'endorment un jour et dorment trop longtemps,
Ils se tiennent la main, ils ont peur de se perdre, et se perdent pourtant
Et l'autre reste l, le meilleur ou le pire, le doux ou le svre,
Cela n'importe pas, celui des deux qui reste se retrouve en enfer.
Vous le verrez peut-être, vous le verrez parfois en pluie et en chagrin
Traverser le prsent. En s'excusant dj de n'être pas plus loin.
Et fuir devant vous une dernière fois la pendule d'argent
Qui ronronne au salon, qui dit oui, qui dit non, qui leur dit : "Je t'attends",
Qui ronronne au salon, qui dit oui, qui dit non, et puis qui nous attend.

7 comentários:

  1. ainda só tinha visto o nome e já sabia que era o Brel.
    Minha querida, temos os mesmo gostos.
    Arrepiante não é?

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  2. ......les beaux esprits se rencontrent :-)

    verdadeiramente arrepiante!

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  3. sorriso enternecido
    cadê o Mike?
    Costuma ser sempre o primeiro...
    risos

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  4. o Mike qualquer dia junto com a Mnucha é o unico comenttador deste blogue :-)

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  5. E eu, Júlia? A disponibilidade tem sido intermitente, eu sei...
    Muito melancolicamente Breliano...

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  6. Querida Cristina, não me posso queixar, porque eu estou igual...
    estou tão introspectiva e sinto-me tão quietinha que não me apetece comentar em lado nenhum...

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  7. Muiés, cheguei. (gargalhada)
    Ena, também gosto de Brel. Mas Júlia, sabe o que a minha mãe diz quando se enaltece e adocica a velhice? "Ó filho, a velhice é uma coisa muito ordinária". (muitos risos)

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